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 Déterminer l'habitabilité de la planète Mars

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claude
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MessageSujet: Déterminer l'habitabilité de la planète Mars   Sam 22 Mar - 3:48

Déterminer l'habitabilité de la planète Mars






Bien que toutes les découvertes appartiennent à la catégorie des géantes gazeuses, plus communément appelées des "Jupiter chaudes" mais bien plus massives que Jupiter, d'ici quelques années les scientifiques découvriront des planètes telluriques. Massives dans un premier temps, puis de type terrestres dans un second temps (exoTerre).
De toute évidence, l'une des prochaines étapes sera de développer
des outils et des méthodes d'investigation suffisamment pertinentes et
capables de découvrir des mondes ressemblant de plus en plus à notre
propre planète, cette passionnante investigation s'inscrivant dans le cadre de la recherche de la vie extraterrestre.


Avant de franchir cette étape, les scientifiques se font les dents sur le Système Solaire et essaient de découvrir quels objets sont habitables par des organismes terrestres. On pense à Mars, mais également à Vénus et certaines lunes de Jupiter et de Saturne.


Mars Express, la première sonde martienne de l'Agence spatiale européenne, est équipée de plusieurs instruments scientifiques, dont Spicam, qui déjà révèlent Mars sous un autre jour.

Spicam



Ce spectromètre français observe dans l'infrarouge et l'ultraviolet pour l'étude de l'atmosphère.
Il aborde la question de l'habitabilité de la planète rouge en tentant
de démontrer si les conditions existantes sont à même de favoriser
l'évolution et la perduration d'une forme de vie, aussi simple
soit-elle, et bien sûr si jamais elle existe ! Pour cela, Spicam doit
fournir d'importantes mesures de répartition verticale de l'oxygène,
des poussières et du dioxyde de carbone contenus dans l'atmosphère
martienne. Il doit mesurer dans quelle proportion la lumière UV pénètre l'atmosphère de Mars et affecte sa surface. Mesure importante quand on sait que ce type de rayonnement peut détruire de nombreux organismes sur Terre. Des mesures de la présence d'ozone, d'eau et de produits oxydants sont en cours.


D'autre part, SPICAM a effectué le premier sondage vertical complet de la densité atmosphérique de Mars (principalement le CO2) grâce à la technique de l'occultation d'étoile,
utilisée sur terre pour la surveillance de la couche d'ozone.
C'est-à-dire que l'instrument n'a pas observé directement l'atmosphère
de la planète, mais analysé l'absorption de la lumière d'une étoile
lorsqu'elle traverse l'atmosphère, de sorte que l'instrument parvient
plus facilement à découvrir les propriétés de l'atmosphère et les
éléments présents en suspension. Ces résultats permettront dans le
futur une meilleure pratique de l'aérofreinage et de l'aérocapture, pour faciliter les futures missions martiennes.

Eau versus Ozone



D'ores et déjà, les premiers résultats de Spicam s'avèrent des plus intéressants. Ils montrent une corrélation entre l'ozone et l'eau
et révèlent que partout où il y a une augmentation de la concentration
en eau dans l'atmosphère, on remarque une diminution sensible, voire
une disparition, de l'ozone. Ce résultat est d'autant plus étonnant que
transposé à la Terre on peut s'inquiéter !


En effet, la partie supérieure de l'atmosphère de
notre planète, la stratosphère, renferme la couche d'ozone qui nous
protège du rayonnement ultraviolet (UV) provenant du Soleil,
rendant ainsi possible la vie sur Terre. Or, sur Terre, les mesures
indiquent que la teneur en eau dans l'atmosphère augmente de façon
régulière depuis plusieurs années. Cette eau provient de l'évaporation
des océans, mers et autres réservoirs d'eau liquide, peut-être une
conséquence du réchauffement climatique.


Mais ce n'est pas tout. En plus de cet effet
'naturel', l'ozone est détruit à travers diverses réactions chimiques
qui impliquent l'azote naturel et artificiel, l'hydrogène ainsi que des
radicaux chlorés. La dispersion dans l'atmosphère de
chlorofluorocarbones (CFC), composés chlorés synthétiques, a provoqué
une baisse spectaculaire de cette couche d'ozone stratosphérique
protectrice au cours des deux dernières décennies, essentiellement
au-dessus des régions polaires.


Par rapport à Mars, la Terre a beaucoup plus d'eau
et possède toujours une couche d'ozone. Bien que la corrélation ne soit
pas parfaite, elle mérite que l'on s'y intéresse.


Ce résultat montre que l'exploration d'une autre planète du Système Solaire peut nous en apprendre beaucoup sur notre propre planète. Et attendez-vous à d'autres annonces stupéfiantes à mesure que l'exploration de Vénus s'intensifiera.

Méthane



La détection de méthane est bien plus énigmatique parce que cet élément est lié à la vie.
Le méthane est un gaz qui sur Terre est produit principalement par
l'activité biologique. Bien que la quantité découverte sur Mars soit
somme toute assez dérisoire, environ 10 particules par million de
particules (PPM) dans l'atmosphère, les conditions martiennes font que
ce gaz ne peut pas subsister plus de 600 ans. Cela signifie que le
méthane est produit d'une façon ou d'une autre et que cette source doit
générer au moins 150 tonnes chaque année, quantité minimum pour que les
instruments de Mars Express détectent ces 10 PPM dans l'atmosphère.


Reste à découvrir cette source. La présence de méthane peut s'expliquer par une activité volcanique ou hydro thermique.
Sous la surface, il pourrait exister une activité chimique où le
méthane serait le résultat de l'activité volcanique avec de l'eau et le
basalte. Toutefois, aucune sonde en orbite
autour de la planète Mars n'a jamais détecté le moindre signe de telles
activités. Reste l'hypothèse la plus fascinante, celle de la présence
d'une forme de vie, le méthane étant un marqueur biologique. Le méthane
serait ainsi produit par des bactéries productrices de ce gaz.


Enfin, il n'est pas exclu, mais cela nous apparaît peu probable, que le méthane détecté provienne d'une comète qui se serait écrasée il y a quelques centaines d'années.


L'hypothèse de l'activité volcanique est corroborée
par des observations qui montrent à l'évidence une activité récente de
la sorte sur la planète. Des cônes volcaniques, certains de 600 m de
hauteur ont également été découverts, ce qui semblerait indiquer qu'une
activité volcanique récente, voire toujours existante. Ces volcans, en
formation pousseraient vers le haut la glace. Toutefois, les
scientifiques ne sont pas encore en mesure de le prouver.


Il semble également y avoir une activité volcanique
récente dans les caldeiras - grands cratères provoqués par
l'effondrement de la chambre de magma après une éruption volcanique.
L'âge des caldeiras peut être mesuré en comptabilisant les cratères
d'impacts à l'intérieur. Les observations de
Mars ont montré que certaines caldeiras sont finalement bien plus
jeunes qu'initialement pensé et n'ont pas plus de 100 à 150 millions
d'années. Le plus surprenant, c'est que certaines semblent âgées
de seulement quelques millions d'années, ce qui à l'échelle géologique
est tout récent.

La problématique de la vie



Nos connaissances de la planète et les derniers
résultats scientifiques font qu'il est certain que la planète a, dans
son histoire, permis l'émergence et l'évolution d'une forme de vie et
qu'il est de plus en plus improbable que la vie n'ait pas pu exister
sur Mars. Toutefois, si certains scientifiques pensent que la vie
existe aujourd'hui sous une forme à découvrir, il est peu probable
qu'elle se situe en surface.


Mars était probablement un monde froid et sec ces
dernières 3 milliards d'années mais certains scientifiques sont
convaincus que la planète a connu des épisodes provisoires où l'eau,
sous sa forme liquide, devait être présente dans quelques endroits,
peut-être que ces zones formaient alors des niches biologiques.
Aujourd'hui, il apparaît que la planète possède bien plus de niches biologiques qu'initialement pensé de sorte que les scientifiques ont un large éventail de possibilités pour rechercher des traces de vie éteintes ou présentes.


La prochaine étape sera de préparer des missions à même de découvrir ces niches biologiques de façon à envoyer sur site des rovers ou autres landers
et des missions de retour d'échantillons. Si l'eau est l'élément le
plus emblématique pour la recherche des signatures du vivant, les
scientifiques veulent également comprendre le cycle du carbone,
déterminer les sources d'énergie disponibles, rechercher les points
chauds de type hydrothermiques et bien entendu découvrir n'importe quel
indice d'une activité chimique pré-biotique, voire biotique. L'ensemble
de ces recherches seraient à même de mieux déterminer quels secteurs
devront être explorés in situ.









Mars Express

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Amicalement ton ami claude
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