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 Hydrolienne : l'éolien des mers et des fleuves

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claude
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MessageSujet: Hydrolienne : l'éolien des mers et des fleuves   Mar 8 Avr - 11:50

Hydrolienne : l'éolien des mers et des fleuves










Les
projets se multiplient dans le monde pour récupérer un peu de l'énergie
des marées, des courants marins et des rivières. En France, un
dispositif expérimental vient d'être installé en Bretagne.



A Bénodet, dans le Finistère, en Bretagne sud, à
l'est de la pointe de Penmarch (le menton de la Bretagne), un curieux
engin vient d'être immergé par 19 mètres de fond non loin du rivage,
dans l'Odet. Haut de 5,5 mètres de hauteur, ce bâti jaune en tubes
métalliques porte une vaste hélice de 3,3 mètres d'envergure, à six
pales, peinte en bleu. Elle sera mise en mouvement par les puissants
courants qui parcourent ce chenal, dans un sens, quand le courant de
l'Odet s'ajoute à la marée descendante et dans l'autre quand la mer
monte à l'assaut des terres[/url]


Cet engin de sept tonnes n'est qu'un prototype à
l'échelle un tiers, conçu par la société Hydrohelix Energies, qui
fonctionnera durant 4 à 6 mois pour tester l'exploitation d'une source
d'énergie renouvelable : le courant. La machine a été baptisée Sabella
D03, du nom d'un vers marin, la sabelle, un annélide vivant accroché au
fond, protégé dans un tube muqueux. En déployant un panache de
branchies, ce petit animal profite du courant pour respirer et se
nourrir en filtrant le plancton
entraîné dans ce filet naturel. Sabella D03 lui aussi est posé au fond
et tire profit du mouvement de l'eau, grâce à son hélice qui, en
tournant lentement à 10 à 15 tours par minute, entraîne un générateur
de courant électrique, comme le fait une éolienne.


Si ce démonstrateur fait ses preuves, l'entreprise
espère construire ensuite un modèle de 200 kW, destiné à devenir le
module unitaire d'une centrale de 1 MW (mégawatt). Ce projet, baptisé
Marénergie, avait déjà été proposé et même labellisé en 2005 par le
pôle Mer de Bretagne mais il n'avait pas pu être mené à terme faute
d'argent. C'est donc une seconde chance pour ce genre d'installation,
pionnière de l'hydrolien, puisque tel est le nom de cet équivalent de
l'éolien pour le milieu aquatique. Ce gisement inexploité d'énergie est
présent partout où il y a du courant : dans les fleuves, dans les zones
de battements des marées et les endroits où sévit régulièrement un
courant marin. Il faut également une profondeur suffisante pour ces
engins immergés, posés ou ancrés sur le fond, afin qu'ils ne gênent pas
la navigation. Avec ses côtes maritimes, la France est plutôt bien
lotie en gisements d'énergie hydrolienne.


Les poissons apprécieront-ils ?


Les problèmes techniques ne manquent pas car le
milieu marin est dur pour toutes les mécaniques qui s'y frottent.
Hydrohelix Energies travaille depuis plusieurs années sur ce
dispositif, qui semble répondre au cahier des charges, avec une
structure simple et à l'allure solide. Son hélice tourne dans les deux
sens et peut donc fonctionner au flot et au jusant. Mais l'océan
réserve toujours des surprises et cette campagne d'essais est
indispensable pour valider les principes et convaincre suffisamment
pour trouver les financements.


Quel effet une telle installation aura-t-elle sur
la vie marine ? Les responsables de l'entreprise se veulent rassurants,
expliquant qu'une hydrolienne n'est pas une éolienne et qu'un poisson
n'est pas un oiseau. Les pales, longues d'1,5 mètre, tournent
lentement. Leurs bords arrondis n'auraient aucune chance de découper un
poisson et leur extrémité est solidaire d'un anneau qui entoure
l'hélice. Pour l'animal, affirme Hydrohelix Energies, les pales
présentent le même genre d'obstacle qu'un rocher balayé par un courant.
Le poisson pourra éviter l'hélice ou même passer à travers avec très
peu de risque de toucher une pale. «L’hydrolienne ne possède aucune pièce mobile ayant une vitesse beaucoup plus élevée que celle du courant »
explique-t-on sur le site de l'entreprise. Pour confirmer ces
déductions, l'équipe a installé des caméras sous-marines sur l'appareil
expérimental.


Selon Jean-François Daviau, un des spécialistes
ayant participé au projet, le potentiel atteindrait 3 à 5 GW pour le
territoire français. C'est peu par rapport à une tranche nucléaire mais
pourquoi délaisser cette source ? En Grande-Bretagne et en Norvège,
plusieurs études de grande ampleur sont en cours. La plus ambitieuse,
MCT (Marine Current Turbines), est en cours de test en
Irlande, avec une puissance de 1,2 MW. EDF Energy est de la partie. Il
n'y a donc rien d'impossible ni d'utopique à imaginer un développement
de ce côté-ci de la Manche...






La Sabella D03 (image de synthèse), posée au fond, retenue par des sacs de sable. © Hydrohelix Energies

_________________
Amicalement ton ami claude
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